HAPPY NEW YEAR !!!
Nous avons passé le réveillon à Paris ! Et oui moi la Parisienne dans l'âme ai
convaincu mon mari de nous y emmener. Et ce fut mémorable ! Je crois qu'il
n'est pas prêt de l'oublier ni d'y remettre les pieds avant un millénaire
!!!
En fait, l'embrasement de la Tour Eiffel était grandiose ! Vraiment fantastique
! Les roues sur les Champs ? Pas mal ! Mais le "bogue" du spectacle fut
l'organisation. Ils nous avaient bassinés à coup d'article dans la presse pour
ne pas prendre la voiture, que les transports en commun fonctionneraient toute
la nuit. Comme des brebis très obéissantes, nous avons laissé notre voiture à
Melun et pris le train !
Que le périple commence !
Allez, je te fais participer à notre galère ! A partir de ce moment là, une
fois arrivée sur les Champs (à 21h environs), nous avons marché, marché, et
toujours marché... au début tout heureux d'être au milieu de cette foule
enthousiaste mais sereine, nous avons remonté les Champs Elysées jusqu'à
Concorde, histoire de voir toutes les roues et la super grande roue de la
Concorde. C'était vraiment beau... Puis demi-tour vers les Champs pour se
nourrir ! Que d'espoir nous avions là ! Impossible de trouver une place de
libre pour se restaurer. Sur le milieu des Champs, nous nous sommes dirigés
vers la Tour Eiffel pour son embrasement afin d'être bien placé. Il était alors
22h30 quand nous avons trouvé un emplacement d'où la Tour était dans notre
point de mire ! Impeccable on reste là ! (il ne restait plus qu'une heure et
demie à attendre). Les gens continuaient à se ruer vers la Tour par masse !
Mais quelle désolation ! Pas un brin d'ambiance, pas une larme de musique, de
chant, triste tableau que celui d'une foule qui se dirige d'un pas décidé vers
les pieds d'une Tour de fer !!!
Le temps passe ! Toujours debout sur les quais de la Seine ! Regardant tantôt
les badauds passer, tantôt les vedettes de la police naviguer, tantôt un tronc
d'arbre se laissant emporter par les courants du fleuve. Bref ! nous faisions
passer le temps comme nous le pouvions ! Un œil vers la Tour ! Le compte à
rebours toujours éteint ! Un œil sur la montre... plus que 30 minutes ! On
amuse les enfants avec les moyens du bord.
Puis les feux d'artifice commencent à éclater de toute part, l'heure approche
!
Bientôt l'embrasement... plus que quelques minutes... la foule commence à
crier, à siffler, le passage dans ce nouveau millénaire arrive, la foule
s'excite de plus en plus, certains chantent, d'autres dansent, des bouchons de
champagne sautent par ci, par là... Bientôt minuit... Quelques pétards....
Et... Et... Ca y est les pieds de la Tour s'embrasent... C'est beau ! que
dis-je ? Magnifique, l'embrasement prend peu à peu la Tour d'assaut, des feux
de Bengale explosent tout autour ! C'est une merveille ! Une réussite ! Ca
gicle de toute part ! Le ciel est illuminé par tant de couleurs, signe de fête
et de joie ! La foule, en effervescence, applaudie, siffle, crie sa joie et son
bonheur d'être là, présent à cet instant mémorable ! 3 millions de personnes en
extase devant cet amas de fer en illumination, scintillant de toute part !!!
Quel spectacle ! Ah Merci M. TIBERY pour ce magnifique tableau !!!
La foule se calme, les grandes joies se dissipent, et le troupeau repart d'un
pas enjoué mais tranquille retrouver les festivités des Champs Elysées.
Nous étions heureux, contents d'être venus à la Capitale pour admirer un
spectacle inoubliable ! D'un pas décidé, nous arrivons sur les Champs ! Les
roues sont toutes éclairées, les spectacles ont démarré... nous nous dirigeons
vers l'Etoile !
Trouver un passage, ne pas lâcher les enfants. Mon mari prend Elodie (8ans) je
récupère Amandine 14 ans. Nous longeons les roues tout en descendant les
Champs. Nous passons la place... ça va, ça passe, on doit se frayer un chemin,
mais nous y arrivons sans trop de problème, la foule garde son calme ! Nous
passons une roue, deux roues !!! Aie attroupement ! Les caméras filment !!! Les
badauds s'empressent autour, c'est à celui qui sera filmé et passera à l'écran
! Des bras se lèvent, des têtes sautent, des gens bousculent, nous nous
retrouvons collés contre la paroi de la roue. Mon mari soulève Elodie, qui est
entraînée par le foule, pour la remettre entre nous. Nous sortons de ce
capharnaüm ! Enfin un peu d'air, les gens un peu plus dispersés, nous sommes
entre deux roues. Une autre arrive très vite, un œil à droite, un à gauche !
Quel côté prendre ? Les deux sont bondés !!! Le droit semble avancer plus
sereinement ! Je prends la tête, suivie d'Amandine, Elodie et mon mari ferme la
chaîne. Je me glisse dans la file suivant la même direction que nous ! Chants,
musiques, danses, c'est beau à voir, c'est signe de la joie ! La foule se
déchaîne... elle s'arrête devant ce groupe folklorique... le rythme est
entraînant, cela donne envie de danser, de remuer... certains s'abandonnent
alors à ce rythme exotique ! Puis une masse impressionnante, en furie, se
dirige droit sur nous ! Coupant net notre avancée. Impossible de continuer,
elle nous emmène avec elle ! "Suit la foule !!"crie mon mari ! Ce que je fais.
J'agrippe au passage le manteau d'Amandine pour ne pas la perdre. Je me laisse
emporter par cette cohue. Nous finissons par être emportés dans le sens inverse
de notre destinée. Puis ayant toujours à la main ma fille, je regarde plus en
arrière pour chercher le visage de mon mari. Pas là ! A droite, A gauche,
personne. Elodie ??? Pas là ! Mon inquiétude grandit ! Où sont-ils ? Ils ont dû
être emmenés un peu plus haut ! Bon ! Pas de panique, nous allons essayer de
sortir de la foule et rester à cet endroit, ils vont repasser par là pour nous
trouver. Agrippant toujours Amandine, nous nous frayons un passage jusqu'au
porte des magasins. Beaucoup de gens se réfugient comme nous dans cet endroit
!
Le portable !!! Je vais l'appeler pour lui dire où nous sommes ! "Appel échoué"
! Saloperie de portable ! Itinéris ??? pas mieux que Bouygues !!! On réessaye.
Echoué, et encore échoué, et toujours échoué... Un passant téléphone... Je lui
emprunte son mobile. Echoué et encore échoué...
Trop de monde, la foule est folle, déchaînée ! Je me mets sur la pointe des
pieds pour chercher un homme portant un enfant en manteau jaune ! Ca y est en
voilà un ! Le sourire revient. Vite Amande on fonce !!! On reprend la lame
déferlante se dirigeant vers l'Etoile ! Trop tard parti !!! Nous nous remettons
à notre place. Mais de plus en plus c'est la cohue, les gens sont énervés,
contrariés. Combien de personnes ont perdu leur compagnon ou compagne ! Un
homme arrive, grand, fort, bourru ! Il regarde dans notre direction : "Espèce
de C.....asse ! Qu'est-ce que tu fous là ? On t'avais dit de pas quitter le
groupe ! Tu nous a foutu dans la M.... ! T'es qu'une pauvre C....., tu rentres
et tu fais ta valise ! Tu te casses !!!" Bonne année Madame ! A voir un mec
pareil mets en colère pas mal de spectateur ! Le bourru repart et suit la
foule.
On tente à nouveau le mobile. Toujours appel échoué… je tente un message court…
Idem !!!
Une demie heure s'est passée depuis que nous avons été séparés. Une nouvelle
marée humaine fonce vers nous. Que faire ? Je prends à nouveau le manteau
d'Amandine pour ne pas être séparées. Puis devant nos yeux un homme jeune,
moins de trente ans, se fraye un chemin. Il se retourne brusquement, un autre
homme était venu en sens inverse forçant le passage. Le premier attrape le
second par les épaules et le bouscule pour l'envoyer plus loin afin d'extirper
sa femme qui était restée coincée plus en arrière.
Nous ne pouvons décidément pas rester ici, il faut se diriger vers l'Etoile
puisque nous avions décidé d'y aller, ils vont eux aussi s'y rendre ! Prenant
la main de ma fille on reprend le flux de gens qui nous mène droit vers une
sortie plus calme. Un peu de repos entre deux roues. Là moins de monde, la
foule se disperse un peu pour reprendre son souffle.
"Amandine ! Regarde, une cabine téléphonique ! Nous allons pouvoir joindre papa
!" Ca sonne ! encore ! encore ! Décroche s'il te plaît ??? Répondeur ! Message
laissé : "Jean nous nous dirigeons vers l'arc de Triomphe, rendez-vous à la
station métro Charles De Gaulle ! Je t'y attends." Plus qu'à espérer qu'il
réceptionne le message.
Mais nous ne pouvons rester là, il faut avancer.... Poussés par la foule en
délire, c'est tant bien que mal que nous arrivons à la station de Métro Charles
De Gaulle. Un attroupement autour de la station ! On s'arrête là, derrière nous
un homme essaye de téléphoner ! Réessayons nous aussi. Toujours appel échoué !
Vive la technologie ! C'est toujours dans les moments critiques qu'elle nous
montre sa défaillance.
Puis ce monsieur arrive à contacter son frère qu'il a perdu lui aussi dans la
cohue. Je lui emprunte donc son mobile, et arrive à joindre Jean... on se fixe
rendez-vous ici. Je reste, je ne bouge plus de là !
A 1h45 il nous rejoint avec Elodie, complètement épuisée et apeurée, mais elle
ne dit rien. La station de métro est fermée, il faut rejoindre le RER.
Direction Opéra ! On suit à nouveau la foule que se dirige vers Opéra
(itinéraire conseillé par la police) on traverse tout le boulevard Haussmann !
Mon dieu qu'il est long ! A mi-chemin, la police ! On demande à nouveau notre
chemin, mais il ne faut pas aller à Opéra la station est fermée nous dit-on.
Pas de métro. Pour le RER c'est Châtelet ! Mais son itinéraire semble
incertain, on fait 50m et trouvons un autre agent ! Châtelet ? NON ! Il faut
aller à Auber et là vous aurez le RER. Allons bon ! demi-tour on reprend
Haussman pour arriver enfin à Auber après une longue très longue marche. Les
filles épuisées tiennent le coup. La mère ne s'arrête pas de tousser et le père
de râler ! Mais nous avançons tels des moutons qui suivons le troupeau. Auber !
ENFIN ! ça y est ! Et la station est ouverte. On se dirige vers le tableau
d'affichage ! RER A - Direction ... (celui que nous devons emprunter pour
descendre à Châtelet et prendre notre correspondance) ne circule pas ! veuillez
emprunter la sortie s'il vous plaît ! Et nous voilà à 3h du matin de nouveau
dans les rues de Paris ! Très vivants de monde, mais aucune ambiance de fête !
Les gens sont las ! La déception et la consternation se lisent sur les visages
! Les enfants suivent les parents tant bien que mal ! Quel tableau à l'orée du
3ème millénaire !!! On doit se diriger vers Châtelet c'est la dernière solution
! De là on prendra un taxi jusqu'à la gare de Lyon.
On passe Opéra.... Rivoli... longue route quand on marche depuis 22h la veille
! CHATELET ! 3h50 ! Ca y est c'est le bout du tunnel ! La lumière pointe le
bout de son nez ! Le repos enfin...
Un attroupement autour de la station ? Aïe ! mauvais signe ! On s'avance,
demandons ce qui se passe. Les portes sont fermées, la station n'ouvrira les
portes qu'à 5h30 ! Bon un taxi alors ! On cherche, on tourne.... rien pas de
taxi. Il reste deux places sur les marches de l'escalier de la station, les
filles s'y installent, se réchauffement mutuellement. Tant pis nous attendrons
ici 5h30, l'ouverture des portes. Et c'est toujours dans une semi-ambiance de
fête que nous avons attendu. Des touristes prenaient des photos du spectacle,
nous étions comme des fauves en cage, réfrénant tant que nous le pouvions notre
colère de s'être laissé embarquer dans cette galère ! On nous avait recommandé
de laisser les voitures aux garages, ce que nous avions fait !!! Et nous voilà
au 1er janvier 2000 à 4h du matin assis sur des marches d'une station de métro
en plein Paris ! Excellente nouvelle année disions-nous ! Des voitures passent,
certaines faisant retentir le Klaxon de la fête, d'autres avec des passagers
chantant... les enfants assis sur ces marches s'endorment appuyées l'une contre
l'autre. La pluie !!! Il ne manquait plus qu'elle pour peindre le tableau
parfait de la galère dans laquelle nous sommes. Et la voilà, fine,
bruineuse.... on se découvre pour couvrir les enfants pour qu'ils n'attrapent
pas froid.
5H - Quelqu'un passe derrière la grille ! Ca y est, ils vont ouvrir ! Allez les
filles il faut se réveiller. Les hommes derrières les barreaux nous regardent,
le sourire aux lèvres... puis repartent, reviennent, nous narguent et
repartent. Ils ne disent rien, regardent c'est tout ! De notre côté, blasés,
nous restons tous passifs devant ce spectacle, n'en croyant pas nos yeux, nous
disant qu'ils vont chercher les clés et nous ouvrir. Ils ont vu les enfants,
ils ne vont pas nous laisser sous la pluie à attendre ! Utopie ! Nous sommes
restés. 5h30 arrive, les revoilà ! ENFIN, pas trop tôt. Mais que de vaines
espérances pour ce 1er de l'an 2000 ! Les portes sont restées fermées... les
gens commencent à se manifester. 0n crie de venir nous ouvrir. On siffle. Mais
toujours rien. Puis à 5h45, un groupe d'hommes et de femmes viennent encore
nous regarder. On se lève tous. Ca ne peut plus durer. Ca y est ils cherchent
les clés. Les portes s'ouvrent.
Nous pénétrons, telle une nuée d'abeille, dans les couloirs du métro. La
chaleur se ressent et nous réchauffe le cœur et les membres. Direction RER D !
Chacun prend la direction de son lieu de résidence. Enfin sur le quai ! Un
monde ! Les gens sont entassés les uns sur les autres. Une annonce nous demande
de nous étaler sur tout le quai et de ne pas obstruer les entrées et sorties.
Nous étaler sur le quai ? Belle rigolade ! Nous avons 50cm² chacun, du début à
la fin du quai ! Un train arrive... pas le nôtre, c'est celui du quai d'en
face... quelques minutes, un second.... toujours pour le quai d'en face...
encore quelques minutes, cette fois-ci c'est le nôtre ? Non toujours celui d'en
face. La colère se fait sentir, nous sommes accablés par la malchance. Une
demie heure se passe. Une annonce : "Mesdames et Messieurs votre attention s'il
vous plaît ! suite à un incident sur la voie, la ligne à destination de Melun
est interrompue ! Nous vous conseillons d'emprunter une correspondance ou la
ligne du métro !" Bouquet final ??? Non pas encore ! Nous nous dirigeons donc
tous dans la même direction : le métro ! Ah sacré Métro, cher à notre cœur,
nous allons enfin pouvoir rentrer ! 6h20 sur le quai du métro ! La foule
oppressée attend l'arrivée d'une rame.... 10 minutes se passent... nouvelle
inquiétude ! Enfin une rame... le train s'arrête, nous sommes juste devant les
portes. Nous nous écartons pour laisser descendre les personnes arrivées à leur
station. Mais là une masse de gens s'est ruée à l'intérieur, empêchant toute
personne de descendre, et de se fait empêchant également la montée puisque le
train était déjà plein à son arrivée. En voyant ce spectacle de désolation,
j'avais pris Elodie et nous nous étions écarté les laissant s'entre-bousculer
sur le perron de la voiture. Puis un homme plus enragé que les autres a poussé
tout le monde hors de la voiture, criant à qui voulait l'entendre de bien
vouloir laisser d'abord sortir les gens ! Chose tout à fait logique, mais qui
ne l'était pas du tout pour ceux qui voulait monter dans ce fichu train. Nous
les avons laissés partir et sommes restés sur le quai attendant le prochain
train et espérant qu'il y aurait un peu moins de monde.
Le train est arrivé... on s'écarte... même scénario... une femme se sent mal,
crie qu'elle veut sortir, des gens sont éjectés hors de la voiture afin de la
laisser passer. Un homme s'emporte et tire le bras de sa femme en poussant les
passagers de l'autre main. Puis à nouveau les gens montent. Je prends Elodie de
mes deux mains et nous montons... Jean nous suit avec Amandine. Puis une
poignée d'êtres fous nous poussent, écrasant Elodie contre les autres
personnes. Un vieil homme voyant le spectacle, s'est fait entendre demandant de
faire attention aux enfants, et il a pris Elodie entre lui et sa femme pour la
protéger. "Merci mon brave Monsieur". Il y a encore des êtres humains sur cette
fichue planète ! Mon mari et ma grande fille se sont retrouvés propulsés de
l'autre côté de la voiture. On se jette un regard en signe que tout va bien.
Enfin nous allons arrivé gare de Lyon.
7h - Gare de Lyon... nous descendons de la rame de métro sans trop de mal...
tout le monde en descend d'ailleurs. Queue énorme pour sortir de la station et
rejoindre les quais de la gare. Notre train est à 7h09, il ne faut pas traîner.
Course jusqu'au tableau d'affichage, le train est annoncé voie 11 !
Dépêchons-nous il ne nous reste que 5 minutes ! Vite courons ! Ouf sur le quai
le train est là.. on va enfin pouvoir s'asseoir et allez tranquillement à Melun
!
Tranquillement ? Fabulation !!! Premier wagon, plein, les gens sont entassés à
la porte, impossible de monter. 2ème, 3ème, 4ème, idem ! Nous demandons aux
gens qui sont entassés dans l'entrée de bien vouloir faire avancer ceux qui se
trouvent dans les voitures, il y a beaucoup de place au centre de la voiture il
suffit d'avancer. Mais personne ne bouge. On essaye de faire monter Elodie qui
commence à pleurer, elle a peur ! Bon tant pis on va prendre le suivant ! Jean
regarde les horaires, 8h25 le prochain. Une heure trente à attendre. Non !
Impossible ! Il est hors de question d'attendre plus longtemps, Elodie est
crevée, nous sommes tous fatigués, il faut le prendre. Nous revenons sur nos
pas et longeons à nouveau la rame en sens inverse. Arrivés à la première
voiture, on s'aperçoit qu'au moins une dizaine de personnes peuvent encore
entrer dans le couloir. On ouvre la porte pour monter, les gens râlent et ne
nous veulent pas. On leur explique qu'il y a plein de place au centre de la
rame qu'il suffit de faire avancer les gens. Personne ne veut bouger. Une femme
descend et me dit "Allez-y Madame ! je prendrais le suivant." Elodie ne veut
toujours pas monter. Je la prends dans mes bras et nous montons. Ma colère est
grande et je vais exploser. Je me faufile entre les personnes qui se serrent
contre les vitres du train et les portes des compartiments, on avance, on
avance et là que voit-on un trou ! Personne ! Je me retourne, ouvre la porte du
compartiment et là 2 places libres assises ! L'apothéose ! Elodie et Amandine
vont s'asseoir après que nous ayons demandé aux personnes de bien vouloir leur
laisser la place et enlever son sac pour l'un et sa tête pour l'autre. Bon mes
filles sont placées, elles vont pouvoir se reposer. Au passage, avant d'arriver
à l'emplacement libre, nous nous sommes aperçu qu'une jeune fille était la
cause de toute cette mascarade. Elle avait décrété qu'elle était bien là où
elle était et refusé d'en bouger. Ce qui lui valut à elle et à mon mari tout un
chapelet de grossièreté et d'injures pour se qualifier !!! On a finit quand
même par arriver dans le calme à Melun... repris la voiture, acheter le pain,
les croissants et le lait pour se faire un bon petit déjeuner puisque nous
n'avions pu dîner et sommes arrivés à la maison à 8h30 !!!
BONNE ANNEE 2000 !!!
Voilà notre périple Parisien de la Saint Sylvestre !!!
Une organisation à la hauteur du spectacle ??? Balivernes ! Tibery n'est pas
prêt de remonter sur les planches de la mairie de Paris ! Et je compte bien
envoyer mon histoire à qui voudra bien l'entendre et que les médias sachent
exactement qu'elles sont les compétences d'un incapable ! Ils sont bien les
gouvernementaux, ils veulent faire venir 3 millions de visiteurs sur la
capitale pour le spectacle du siècle ! Mais ils ne sont pas fichu de mener à
bien leur mission et d'organiser tout ce qui va autour de ce spectacle. Ah bien
sur c'était beau, grandiose, magnifique.... Mais 7 minutes de bonheur et
d'extase pour 10 heures de galère ! BRAVO TIBERY !!!