"Le passé est un fardeau, le futur est illusion, seul le présent compte" A.D. le 01/09/04
"Le passé est un fardeau"… Le passé est ce que l'on est, ce grâce à quoi nous nous sommes construits. Le passé est toute notre vie, tout ce qui est en nous. Sans ce passé que serions-nous ? avons-nous imaginé une seconde ne plus nous souvenir de ce passé ? Amnésie totale ! Le blanc, le vide. Légèreté, inconscience de ce qui fût et a été. Inexistence…
Le passé est notre empreinte. Ce qu'il nous a appris nous permet de vivre l'avenir. De combattre nos peurs… Le passé est la base de toutes nos connaissances. C'est la canne sur laquelle on s'appuie pour ne pas chuter… Le passé c'est mon enfance… Le passé c'est mon amour, notre amour. Comment appeler ça un fardeau ? Il pèse certes lourd sur nos épaules, mais sans lui, nous n'aurions aucune expérience. Saurions-nous distinguer ce qu'est le bien du mal, la joie de la tristesse, le bonheur du malheur, la jouissance de l'ennui ? Ce passé est tout ce que j'ai, tout ce qui me relis à ce que j'ai vécu. Il n'est pas un fardeau, il est moi tout simplement.
"Le futur est illusion"… Le futur est incertain, il n'est pas illusion. L'illusion c'est se tromper sur les choses. Comment peut-on se tromper sur ce qui n'est pas ? Comment savoir qu'il y aura erreur sur ce qui va venir ? Le futur est le reflet de ce que l'on imagine, il sera illusion quand il sera devenu présent puis passé s'il ne correspond pas à l'image que nous nous en étions faite. Mais il ne peut être illusion à ce jour, dans l'ignorance de ce qu'il sera. Le futur a la couleur de ce qu'on veut bien lui donner. Certains lui donneront la couleur du bonheur, du rêve, de la joie… d'autres ne lui donneront aucune couleur car il sera pour trop incertain, voire inexistant. Le futur est ce que l'on voudra bien lui consacrer. Il sera tout ce qu'on va mettre en œuvre pour lui permettre d'exister. Le futur est l'avenir qui est à l'image de notre présent.
"Seul le présent compte"… C'est peut-être la seule chose avec laquelle je suis d'accord avec l'auteur. Seul le présent compte car là se trouve notre fardeau. La croix que l'on porte au quotidien. La peur d'avancer dans la méconnaissance d'un futur proche ou lointain. La peur de perdre ce qui était hier et qui ne sera plus demain. Seul le présent a un poids sur notre vie. Ce que je fais à l'instant pèse sur mon passé qui sera dès l'instant passé et sur mon futur qui en découlera. Mais comment faire pour que le présent ne soit pas la douleur de ce qu'il est ? Comment faire pour que le présent occulte ce qui a été et ne songe qu'à ce qui va venir ? Comment ne pas tenir compte de l'expérience que nous avons vécue pour s'ouvrir au présent d'un œil serein ? Quand la douleur de ce qui a été est omniprésente, quand la liesse qui fut nôtre, fait partie d'un passé que l'on regrette et que l'on a peur de plus avoir, comment accueillir le présent ?
VB le 02/09/04