Des mots osés
Des mots frustrés
Des mots bloqués
Des mots choqués
Des mots laissés… pour compte
Des mots contés
Des mots endommagés
Des mots chantés
Des mots enchantés
Des mots emprisonnés
Des mots libérés
Des mots chagrinés
Des mots isolés
Des mots fêtés
Des mots abandonnés
Des mots réconciliés
Des mots envoyés
Des mots postés
Des mots soufflés
Des mots susurrés
Des mots murmurés
Des mots criés
Des mots hurlés
Des mots déchirés
Des mots blessés
Des mots fatigués
Oui mais des mots aimés…
vendredi 29 février 2008
Des mots
Par Véro le vendredi 29 février 2008, 08:29 - Poèmes
mardi 26 février 2008
Ecorchure
Par Véro le mardi 26 février 2008, 08:26 - Poèmes
Et je me terre dans ces silences
qui me font mal
Quand l’océan de mes errances
n’est qu’un bocal
Rien qu’une bulle qui m’enferme
dans un cocon
Ou je vomis des mots plus ternes
que l’horizon
Je n’ai que faire de ces espoirs
qui ne sont rien
Qu’une rumeur dans les couloirs
du quotidien
On nous fait croire que les couleurs
de l’arc-en-ciel
Sont à l’image d’un grand bonheur
intemporel
Mais je me gausse de tous ces rires
trop faux pour moi
Quand du meilleur naît que le pire
qui nous perdra.
dimanche 24 février 2008
Le silence est d'or
Par Véro le dimanche 24 février 2008, 18:21 - Poèmes
Qui devrait arriver
Demain, un jour peut-être
Je sais je la lirais
Mais que le temps est long
Quand le silence est d’or
Il serait tellement bon
Pour moi te lire encore
Alors je vais relever
Cette boite rebelle
Qui ne veut rien donner
Qui se montre cruelle
Un clic pour ranimer
La fenêtre endormie
Et voilà qu’apparaît
Le silence et l’ennui
Je sais que tu le fais
Que tes mots vont venir
L’impatience je sais
Est mon nom pour l’avenir
Alors je cliquerai
Et cliquerai encore
Et je lui prouverai
Que ma boite vit encore
samedi 16 février 2008
Seule sans toi
Par Véro le samedi 16 février 2008, 17:21 - Poèmes
Si tu savais comme je m'ennuie
Depuis que tu es parti
Tes mots, ton sourire
Tout me donnait envie de rire
Entendre murmurer ta voix
Suffisait pour me mettre en joie
Ton absence tourne autour de moi
M'enveloppant de ses bras
Me pesant de tout son poids
Depuis que tu n'es plus là
Et je pense toujours à toi
mardi 12 février 2008
La Vieille
Par Véro le mardi 12 février 2008, 17:15 - Poèmes
On ne la voyait plus depuis ce froid manteau
Venir se promener aux abords du château
Elle avait le sourire des gens qui ont du temps
Qui voient dans le passé le plus beau des présent
Elle parlait doucement le langage des oiseaux
Qui venaient mendiant les plus petits morceaux
Elle était si heureuse de les voir arriver
Qu’elle sortait de son sac le pain émietté
Elle venait chaque jour là sur cette marquise
Où calme et solitaire elle y était assise
On ne la verra plus l’hiver fut bien trop rude
Elle est partie au loin vivre sa solitude
dimanche 10 février 2008
Ce bébé que nous n'aurons pas
Par Véro le dimanche 10 février 2008, 17:11 - Poèmes
Ce bébé que nous n'aurons pas
Je le vois pareil à son papa
Des yeux rieurs et cajoleurs
Et pour aimer un très grand cœur
Ce bébé que nous n'aurons pas
C'est vrai je l'imagine déjà
Je nous vois le combler de douceur
Et l'aimer pour nourrir son grand cœur
Ce bébé que nous n'aurons pas
J'aimerais le tenir dans mes bras
Son sourire et ses mains de tendresse
A mon cœur seraient que des caresses
Ce bébé que nous n'aurons pas
C'est affreux mais je l'aime déjà
…
lundi 14 janvier 2008
Un monde à écrire
Par Véro le lundi 14 janvier 2008, 13:07 - Poèmes
"Un Monde à Ecrire"
Aurait-il une plume
Qui saurait nous convaincre
Que de sa plus belle pointe
Elle pourrait nous repeindre
Un monde sans artifice
Une terre nouvelle
Des êtres qui n'auraient
Qu'un cœur à partager
Un élan généreux
Rendant le monde heureux
mercredi 19 décembre 2007
SARL (Sentiments A Responsabilité Limitée)
Par Véro le mercredi 19 décembre 2007, 20:35 - Nouvelles
SARL (Sentiments A Responsabilité Limitée)
Fait-on des enfants en ayant à l'esprit une responsabilité limité ?
Hier lors d'un voyage, je suis restée effarée devant un événement qui n'aurait, à mon avis, jamais dû se produire.
Parmi la centaine de personnes qui attendait le train de 17h28, se trouvait également une dame et ses 4 enfants. A la surprise générale, une annonce est faite : "le train partant ce jour à 17h28 pour Paris-Nord est annulé !". Inquiétude de la foule pour savoir comment retourner en France. Tout le monde se dirige vers l'employé des chemins de fer qui se trouve sur le quai afin qu'il nous indique comment nous rendre à Paris. Le pauvre homme en savait moins que nous. Puis une autre annonce nous indique qu'il faut prendre le train "InterCity" qui va nous conduire à Bruxelles-Midi et de là prendre le prochain Thalys en partance pour Paris à 19h40.
Le cheminot toujours entouré des voyageurs inquiets explique à nouveau ce que disait l'annonce. Et la maman accompagnée de ses 4 enfants demande : "Mais comment vais-je faire avec mes enfants ? Ils doivent aller à Paris rejoindre leur père et je ne peux aller avec eux !" C'est alors que me dirigeant vers Paris également, j'ai proposé à cette dame de m'occuper de ses enfants. Avec mon ami, nous lui avons dit de rester sur place, que nous allions nous renseigner sur le déroulement de l'embarquement à Bruxelles. Mis à part que personne ne savait comment tout ceci allait se passer, il était clair d'une seule chose, c'est qu'il fallait avant tout aller à Bruxelles. Là-bas les agents sont au courant et vont nous guider.
Certes, la SNCB montrait un minimum d'assurance sur la correspondance à Bruxelles, mais quand même, en tant que mère, jamais je n'aurais laissé mes 4 enfants, âgés de 10 à 14 ans, partir à l'aventure sans être sure qu'ils puissent monter dans le train suivant. Et la seule assurance que j'avais qu'ils soient en parfaite sécurité aurait été de les accompagner moi-même jusqu'à Bruxelles, même s'il avait fallut que je passe la nuit là bas ! Mais non, pas elle.
Pour finir cette femme, qui insistait pour dire qu'elle ne pouvait absolument pas les accompagner à Bruxelles, les a confiés à un jeune homme d'une vingtaine d'année… se déresponsabilisant ainsi de ce qu'il pouvait bien leur arriver à Bruxelles… Bien sûr peut-être était-elle inquiète intérieurement (enfin j'ose le croire) mais rien ne paraissait !
Je me pose cette question : "pourquoi à partir du moment où à une certaine heure ses enfants étaient sensés être sous la responsabilité de leur père, ne se sentait-elle plus responsable d'eux ? L'amour qu'une mère porte à ses enfants se comptent-ils en temps de présence auprès d'eux ? N'est-on pas responsable d'eux tant que nous n'avons pas la certitude absolue qu'ils sont en toute sécurité et qu'ils peuvent voler de leurs propres ailes ? Et encore, à mon avis, même à ce moment là nous avons toujours un sentiment de responsabilité… J'ai beaucoup de mal à comprendre.
Je les ai suivi jusqu'à Bruxelles… là je les ai perdu de vue. Je ne les ai pas vu monter dans le train et ne les ai pas trouvé à l'arrivée à Paris. A Bruxelles le train n'était pas prévu… il a fallu que la SNCB mette un Thalys à disposition ce qui a pris un bon moment. J'ai longé le quai à plusieurs reprises pour les trouver. Mais en vain…
mardi 18 décembre 2007
Happy new Year !!!
Par Véro le mardi 18 décembre 2007, 08:27 - Nouvelles
HAPPY NEW YEAR !!!
Nous avons passé le réveillon à Paris ! Et oui moi la Parisienne dans l'âme ai convaincu mon mari de nous y emmener. Et ce fut mémorable ! Je crois qu'il n'est pas prêt de l'oublier ni d'y remettre les pieds avant un millénaire !!!
En fait, l'embrasement de la Tour Eiffel était grandiose ! Vraiment fantastique ! Les roues sur les Champs ? Pas mal ! Mais le "bogue" du spectacle fut l'organisation. Ils nous avaient bassinés à coup d'article dans la presse pour ne pas prendre la voiture, que les transports en commun fonctionneraient toute la nuit. Comme des brebis très obéissantes, nous avons laissé notre voiture à Melun et pris le train !
Que le périple commence !
Allez, je te fais participer à notre galère ! A partir de ce moment là, une fois arrivée sur les Champs (à 21h environs), nous avons marché, marché, et toujours marché... au début tout heureux d'être au milieu de cette foule enthousiaste mais sereine, nous avons remonté les Champs Elysées jusqu'à Concorde, histoire de voir toutes les roues et la super grande roue de la Concorde. C'était vraiment beau... Puis demi-tour vers les Champs pour se nourrir ! Que d'espoir nous avions là ! Impossible de trouver une place de libre pour se restaurer. Sur le milieu des Champs, nous nous sommes dirigés vers la Tour Eiffel pour son embrasement afin d'être bien placé. Il était alors 22h30 quand nous avons trouvé un emplacement d'où la Tour était dans notre point de mire ! Impeccable on reste là ! (il ne restait plus qu'une heure et demie à attendre). Les gens continuaient à se ruer vers la Tour par masse ! Mais quelle désolation ! Pas un brin d'ambiance, pas une larme de musique, de chant, triste tableau que celui d'une foule qui se dirige d'un pas décidé vers les pieds d'une Tour de fer !!!
Le temps passe ! Toujours debout sur les quais de la Seine ! Regardant tantôt les badauds passer, tantôt les vedettes de la police naviguer, tantôt un tronc d'arbre se laissant emporter par les courants du fleuve. Bref ! nous faisions passer le temps comme nous le pouvions ! Un œil vers la Tour ! Le compte à rebours toujours éteint ! Un œil sur la montre... plus que 30 minutes ! On amuse les enfants avec les moyens du bord.
Puis les feux d'artifice commencent à éclater de toute part, l'heure approche !
Bientôt l'embrasement... plus que quelques minutes... la foule commence à crier, à siffler, le passage dans ce nouveau millénaire arrive, la foule s'excite de plus en plus, certains chantent, d'autres dansent, des bouchons de champagne sautent par ci, par là... Bientôt minuit... Quelques pétards.... Et... Et... Ca y est les pieds de la Tour s'embrasent... C'est beau ! que dis-je ? Magnifique, l'embrasement prend peu à peu la Tour d'assaut, des feux de Bengale explosent tout autour ! C'est une merveille ! Une réussite ! Ca gicle de toute part ! Le ciel est illuminé par tant de couleurs, signe de fête et de joie ! La foule, en effervescence, applaudie, siffle, crie sa joie et son bonheur d'être là, présent à cet instant mémorable ! 3 millions de personnes en extase devant cet amas de fer en illumination, scintillant de toute part !!! Quel spectacle ! Ah Merci M. TIBERY pour ce magnifique tableau !!!
La foule se calme, les grandes joies se dissipent, et le troupeau repart d'un pas enjoué mais tranquille retrouver les festivités des Champs Elysées.
Nous étions heureux, contents d'être venus à la Capitale pour admirer un spectacle inoubliable ! D'un pas décidé, nous arrivons sur les Champs ! Les roues sont toutes éclairées, les spectacles ont démarré... nous nous dirigeons vers l'Etoile !
Trouver un passage, ne pas lâcher les enfants. Mon mari prend Elodie (8ans) je récupère Amandine 14 ans. Nous longeons les roues tout en descendant les Champs. Nous passons la place... ça va, ça passe, on doit se frayer un chemin, mais nous y arrivons sans trop de problème, la foule garde son calme ! Nous passons une roue, deux roues !!! Aie attroupement ! Les caméras filment !!! Les badauds s'empressent autour, c'est à celui qui sera filmé et passera à l'écran ! Des bras se lèvent, des têtes sautent, des gens bousculent, nous nous retrouvons collés contre la paroi de la roue. Mon mari soulève Elodie, qui est entraînée par le foule, pour la remettre entre nous. Nous sortons de ce capharnaüm ! Enfin un peu d'air, les gens un peu plus dispersés, nous sommes entre deux roues. Une autre arrive très vite, un œil à droite, un à gauche ! Quel côté prendre ? Les deux sont bondés !!! Le droit semble avancer plus sereinement ! Je prends la tête, suivie d'Amandine, Elodie et mon mari ferme la chaîne. Je me glisse dans la file suivant la même direction que nous ! Chants, musiques, danses, c'est beau à voir, c'est signe de la joie ! La foule se déchaîne... elle s'arrête devant ce groupe folklorique... le rythme est entraînant, cela donne envie de danser, de remuer... certains s'abandonnent alors à ce rythme exotique ! Puis une masse impressionnante, en furie, se dirige droit sur nous ! Coupant net notre avancée. Impossible de continuer, elle nous emmène avec elle ! "Suit la foule !!"crie mon mari ! Ce que je fais. J'agrippe au passage le manteau d'Amandine pour ne pas la perdre. Je me laisse emporter par cette cohue. Nous finissons par être emportés dans le sens inverse de notre destinée. Puis ayant toujours à la main ma fille, je regarde plus en arrière pour chercher le visage de mon mari. Pas là ! A droite, A gauche, personne. Elodie ??? Pas là ! Mon inquiétude grandit ! Où sont-ils ? Ils ont dû être emmenés un peu plus haut ! Bon ! Pas de panique, nous allons essayer de sortir de la foule et rester à cet endroit, ils vont repasser par là pour nous trouver. Agrippant toujours Amandine, nous nous frayons un passage jusqu'au porte des magasins. Beaucoup de gens se réfugient comme nous dans cet endroit !
Le portable !!! Je vais l'appeler pour lui dire où nous sommes ! "Appel échoué" ! Saloperie de portable ! Itinéris ??? pas mieux que Bouygues !!! On réessaye. Echoué, et encore échoué, et toujours échoué... Un passant téléphone... Je lui emprunte son mobile. Echoué et encore échoué...
Trop de monde, la foule est folle, déchaînée ! Je me mets sur la pointe des pieds pour chercher un homme portant un enfant en manteau jaune ! Ca y est en voilà un ! Le sourire revient. Vite Amande on fonce !!! On reprend la lame déferlante se dirigeant vers l'Etoile ! Trop tard parti !!! Nous nous remettons à notre place. Mais de plus en plus c'est la cohue, les gens sont énervés, contrariés. Combien de personnes ont perdu leur compagnon ou compagne ! Un homme arrive, grand, fort, bourru ! Il regarde dans notre direction : "Espèce de C.....asse ! Qu'est-ce que tu fous là ? On t'avais dit de pas quitter le groupe ! Tu nous a foutu dans la M.... ! T'es qu'une pauvre C....., tu rentres et tu fais ta valise ! Tu te casses !!!" Bonne année Madame ! A voir un mec pareil mets en colère pas mal de spectateur ! Le bourru repart et suit la foule.
On tente à nouveau le mobile. Toujours appel échoué… je tente un message court… Idem !!!
Une demie heure s'est passée depuis que nous avons été séparés. Une nouvelle marée humaine fonce vers nous. Que faire ? Je prends à nouveau le manteau d'Amandine pour ne pas être séparées. Puis devant nos yeux un homme jeune, moins de trente ans, se fraye un chemin. Il se retourne brusquement, un autre homme était venu en sens inverse forçant le passage. Le premier attrape le second par les épaules et le bouscule pour l'envoyer plus loin afin d'extirper sa femme qui était restée coincée plus en arrière.
Nous ne pouvons décidément pas rester ici, il faut se diriger vers l'Etoile puisque nous avions décidé d'y aller, ils vont eux aussi s'y rendre ! Prenant la main de ma fille on reprend le flux de gens qui nous mène droit vers une sortie plus calme. Un peu de repos entre deux roues. Là moins de monde, la foule se disperse un peu pour reprendre son souffle.
"Amandine ! Regarde, une cabine téléphonique ! Nous allons pouvoir joindre papa !" Ca sonne ! encore ! encore ! Décroche s'il te plaît ??? Répondeur ! Message laissé : "Jean nous nous dirigeons vers l'arc de Triomphe, rendez-vous à la station métro Charles De Gaulle ! Je t'y attends." Plus qu'à espérer qu'il réceptionne le message.
Mais nous ne pouvons rester là, il faut avancer.... Poussés par la foule en délire, c'est tant bien que mal que nous arrivons à la station de Métro Charles De Gaulle. Un attroupement autour de la station ! On s'arrête là, derrière nous un homme essaye de téléphoner ! Réessayons nous aussi. Toujours appel échoué ! Vive la technologie ! C'est toujours dans les moments critiques qu'elle nous montre sa défaillance.
Puis ce monsieur arrive à contacter son frère qu'il a perdu lui aussi dans la cohue. Je lui emprunte donc son mobile, et arrive à joindre Jean... on se fixe rendez-vous ici. Je reste, je ne bouge plus de là !
A 1h45 il nous rejoint avec Elodie, complètement épuisée et apeurée, mais elle ne dit rien. La station de métro est fermée, il faut rejoindre le RER. Direction Opéra ! On suit à nouveau la foule que se dirige vers Opéra (itinéraire conseillé par la police) on traverse tout le boulevard Haussmann ! Mon dieu qu'il est long ! A mi-chemin, la police ! On demande à nouveau notre chemin, mais il ne faut pas aller à Opéra la station est fermée nous dit-on. Pas de métro. Pour le RER c'est Châtelet ! Mais son itinéraire semble incertain, on fait 50m et trouvons un autre agent ! Châtelet ? NON ! Il faut aller à Auber et là vous aurez le RER. Allons bon ! demi-tour on reprend Haussman pour arriver enfin à Auber après une longue très longue marche. Les filles épuisées tiennent le coup. La mère ne s'arrête pas de tousser et le père de râler ! Mais nous avançons tels des moutons qui suivons le troupeau. Auber ! ENFIN ! ça y est ! Et la station est ouverte. On se dirige vers le tableau d'affichage ! RER A - Direction ... (celui que nous devons emprunter pour descendre à Châtelet et prendre notre correspondance) ne circule pas ! veuillez emprunter la sortie s'il vous plaît ! Et nous voilà à 3h du matin de nouveau dans les rues de Paris ! Très vivants de monde, mais aucune ambiance de fête ! Les gens sont las ! La déception et la consternation se lisent sur les visages ! Les enfants suivent les parents tant bien que mal ! Quel tableau à l'orée du 3ème millénaire !!! On doit se diriger vers Châtelet c'est la dernière solution ! De là on prendra un taxi jusqu'à la gare de Lyon.
On passe Opéra.... Rivoli... longue route quand on marche depuis 22h la veille ! CHATELET ! 3h50 ! Ca y est c'est le bout du tunnel ! La lumière pointe le bout de son nez ! Le repos enfin...
Un attroupement autour de la station ? Aïe ! mauvais signe ! On s'avance, demandons ce qui se passe. Les portes sont fermées, la station n'ouvrira les portes qu'à 5h30 ! Bon un taxi alors ! On cherche, on tourne.... rien pas de taxi. Il reste deux places sur les marches de l'escalier de la station, les filles s'y installent, se réchauffement mutuellement. Tant pis nous attendrons ici 5h30, l'ouverture des portes. Et c'est toujours dans une semi-ambiance de fête que nous avons attendu. Des touristes prenaient des photos du spectacle, nous étions comme des fauves en cage, réfrénant tant que nous le pouvions notre colère de s'être laissé embarquer dans cette galère ! On nous avait recommandé de laisser les voitures aux garages, ce que nous avions fait !!! Et nous voilà au 1er janvier 2000 à 4h du matin assis sur des marches d'une station de métro en plein Paris ! Excellente nouvelle année disions-nous ! Des voitures passent, certaines faisant retentir le Klaxon de la fête, d'autres avec des passagers chantant... les enfants assis sur ces marches s'endorment appuyées l'une contre l'autre. La pluie !!! Il ne manquait plus qu'elle pour peindre le tableau parfait de la galère dans laquelle nous sommes. Et la voilà, fine, bruineuse.... on se découvre pour couvrir les enfants pour qu'ils n'attrapent pas froid.
5H - Quelqu'un passe derrière la grille ! Ca y est, ils vont ouvrir ! Allez les filles il faut se réveiller. Les hommes derrières les barreaux nous regardent, le sourire aux lèvres... puis repartent, reviennent, nous narguent et repartent. Ils ne disent rien, regardent c'est tout ! De notre côté, blasés, nous restons tous passifs devant ce spectacle, n'en croyant pas nos yeux, nous disant qu'ils vont chercher les clés et nous ouvrir. Ils ont vu les enfants, ils ne vont pas nous laisser sous la pluie à attendre ! Utopie ! Nous sommes restés. 5h30 arrive, les revoilà ! ENFIN, pas trop tôt. Mais que de vaines espérances pour ce 1er de l'an 2000 ! Les portes sont restées fermées... les gens commencent à se manifester. 0n crie de venir nous ouvrir. On siffle. Mais toujours rien. Puis à 5h45, un groupe d'hommes et de femmes viennent encore nous regarder. On se lève tous. Ca ne peut plus durer. Ca y est ils cherchent les clés. Les portes s'ouvrent.
Nous pénétrons, telle une nuée d'abeille, dans les couloirs du métro. La chaleur se ressent et nous réchauffe le cœur et les membres. Direction RER D ! Chacun prend la direction de son lieu de résidence. Enfin sur le quai ! Un monde ! Les gens sont entassés les uns sur les autres. Une annonce nous demande de nous étaler sur tout le quai et de ne pas obstruer les entrées et sorties. Nous étaler sur le quai ? Belle rigolade ! Nous avons 50cm² chacun, du début à la fin du quai ! Un train arrive... pas le nôtre, c'est celui du quai d'en face... quelques minutes, un second.... toujours pour le quai d'en face... encore quelques minutes, cette fois-ci c'est le nôtre ? Non toujours celui d'en face. La colère se fait sentir, nous sommes accablés par la malchance. Une demie heure se passe. Une annonce : "Mesdames et Messieurs votre attention s'il vous plaît ! suite à un incident sur la voie, la ligne à destination de Melun est interrompue ! Nous vous conseillons d'emprunter une correspondance ou la ligne du métro !" Bouquet final ??? Non pas encore ! Nous nous dirigeons donc tous dans la même direction : le métro ! Ah sacré Métro, cher à notre cœur, nous allons enfin pouvoir rentrer ! 6h20 sur le quai du métro ! La foule oppressée attend l'arrivée d'une rame.... 10 minutes se passent... nouvelle inquiétude ! Enfin une rame... le train s'arrête, nous sommes juste devant les portes. Nous nous écartons pour laisser descendre les personnes arrivées à leur station. Mais là une masse de gens s'est ruée à l'intérieur, empêchant toute personne de descendre, et de se fait empêchant également la montée puisque le train était déjà plein à son arrivée. En voyant ce spectacle de désolation, j'avais pris Elodie et nous nous étions écarté les laissant s'entre-bousculer sur le perron de la voiture. Puis un homme plus enragé que les autres a poussé tout le monde hors de la voiture, criant à qui voulait l'entendre de bien vouloir laisser d'abord sortir les gens ! Chose tout à fait logique, mais qui ne l'était pas du tout pour ceux qui voulait monter dans ce fichu train. Nous les avons laissés partir et sommes restés sur le quai attendant le prochain train et espérant qu'il y aurait un peu moins de monde.
Le train est arrivé... on s'écarte... même scénario... une femme se sent mal, crie qu'elle veut sortir, des gens sont éjectés hors de la voiture afin de la laisser passer. Un homme s'emporte et tire le bras de sa femme en poussant les passagers de l'autre main. Puis à nouveau les gens montent. Je prends Elodie de mes deux mains et nous montons... Jean nous suit avec Amandine. Puis une poignée d'êtres fous nous poussent, écrasant Elodie contre les autres personnes. Un vieil homme voyant le spectacle, s'est fait entendre demandant de faire attention aux enfants, et il a pris Elodie entre lui et sa femme pour la protéger. "Merci mon brave Monsieur". Il y a encore des êtres humains sur cette fichue planète ! Mon mari et ma grande fille se sont retrouvés propulsés de l'autre côté de la voiture. On se jette un regard en signe que tout va bien. Enfin nous allons arrivé gare de Lyon.
7h - Gare de Lyon... nous descendons de la rame de métro sans trop de mal... tout le monde en descend d'ailleurs. Queue énorme pour sortir de la station et rejoindre les quais de la gare. Notre train est à 7h09, il ne faut pas traîner. Course jusqu'au tableau d'affichage, le train est annoncé voie 11 ! Dépêchons-nous il ne nous reste que 5 minutes ! Vite courons ! Ouf sur le quai le train est là.. on va enfin pouvoir s'asseoir et allez tranquillement à Melun !
Tranquillement ? Fabulation !!! Premier wagon, plein, les gens sont entassés à la porte, impossible de monter. 2ème, 3ème, 4ème, idem ! Nous demandons aux gens qui sont entassés dans l'entrée de bien vouloir faire avancer ceux qui se trouvent dans les voitures, il y a beaucoup de place au centre de la voiture il suffit d'avancer. Mais personne ne bouge. On essaye de faire monter Elodie qui commence à pleurer, elle a peur ! Bon tant pis on va prendre le suivant ! Jean regarde les horaires, 8h25 le prochain. Une heure trente à attendre. Non ! Impossible ! Il est hors de question d'attendre plus longtemps, Elodie est crevée, nous sommes tous fatigués, il faut le prendre. Nous revenons sur nos pas et longeons à nouveau la rame en sens inverse. Arrivés à la première voiture, on s'aperçoit qu'au moins une dizaine de personnes peuvent encore entrer dans le couloir. On ouvre la porte pour monter, les gens râlent et ne nous veulent pas. On leur explique qu'il y a plein de place au centre de la rame qu'il suffit de faire avancer les gens. Personne ne veut bouger. Une femme descend et me dit "Allez-y Madame ! je prendrais le suivant." Elodie ne veut toujours pas monter. Je la prends dans mes bras et nous montons. Ma colère est grande et je vais exploser. Je me faufile entre les personnes qui se serrent contre les vitres du train et les portes des compartiments, on avance, on avance et là que voit-on un trou ! Personne ! Je me retourne, ouvre la porte du compartiment et là 2 places libres assises ! L'apothéose ! Elodie et Amandine vont s'asseoir après que nous ayons demandé aux personnes de bien vouloir leur laisser la place et enlever son sac pour l'un et sa tête pour l'autre. Bon mes filles sont placées, elles vont pouvoir se reposer. Au passage, avant d'arriver à l'emplacement libre, nous nous sommes aperçu qu'une jeune fille était la cause de toute cette mascarade. Elle avait décrété qu'elle était bien là où elle était et refusé d'en bouger. Ce qui lui valut à elle et à mon mari tout un chapelet de grossièreté et d'injures pour se qualifier !!! On a finit quand même par arriver dans le calme à Melun... repris la voiture, acheter le pain, les croissants et le lait pour se faire un bon petit déjeuner puisque nous n'avions pu dîner et sommes arrivés à la maison à 8h30 !!!
BONNE ANNEE 2000 !!!
Voilà notre périple Parisien de la Saint Sylvestre !!!
Une organisation à la hauteur du spectacle ??? Balivernes ! Tibery n'est pas prêt de remonter sur les planches de la mairie de Paris ! Et je compte bien envoyer mon histoire à qui voudra bien l'entendre et que les médias sachent exactement qu'elles sont les compétences d'un incapable ! Ils sont bien les gouvernementaux, ils veulent faire venir 3 millions de visiteurs sur la capitale pour le spectacle du siècle ! Mais ils ne sont pas fichu de mener à bien leur mission et d'organiser tout ce qui va autour de ce spectacle. Ah bien sur c'était beau, grandiose, magnifique.... Mais 7 minutes de bonheur et d'extase pour 10 heures de galère ! BRAVO TIBERY !!!
dimanche 16 décembre 2007
Lutimon
Par Véro le dimanche 16 décembre 2007, 20:01 - Nouvelles
Lutimon
Rien n'avait changé depuis sa venue, mais tout était tellement plus clair maintenant !
"Je m'appelle Lutimon" a-t-il dit. Pourquoi n'en étais-je pas plus étonnée que cela ? J'étais sereine, débarrassée de mes craintes, de mes doutes. Tout était si beau ce matin ! Par la fenêtre, une infinitude de blanc… Le désert de Roscoffninov ! Personne n'osait s'aventurer sur ce tapis neigeux par - 75°. Et ce petit elfe unijambiste me demandait d'aller chercher une petite fille qui était enfouie sous un bloc de neige ! Pour m'aider il m'a remis deux objets…
- Mais comment dois-je les utiliser ?
- Tu trouveras, me dit-il.
- Mais ce froid ?
- Aie confiance ! Tu as ce qu'il faut pour y parvenir. Pense à l'enfant !
Même si je me disais que c'était inutile, j'ai pris l'épée et l'horloge. C'est ainsi que je suis sortie de la maison. Tout à coup alors que j'avais, tout en regardant cette drôle d'épée, prononcé ces quelques mots : "Mais que vais-je faire de toi ?", une petite voix m'a répondu : "Regarde bien l'horloge… elle est métaphysique ! Serre-la bien contre toi et pense très fort à l'endroit où tu veux te trouver !" Bien que j'y croyais peu, je l'ai serrée contre moi, mais rien n'est arrivé. Puis une petite voix a résonné dans ma tête : "Aie confiance !". C'est alors que j'ai ouvert ma veste et serré très fort contre mon cœur cette horloge métaphysique et imaginé cette petite fille apeurée qui attendait. Et là je l'ai vue devant moi ! J'étais à ses côtés ! Elle m'a regardée émerveillée et elle m'a dit : "j'ai pensé très fort à toi tu sais, mais je n'étais pas sure que les elfes existaient".
lundi 10 décembre 2007
C'était
Par Véro le lundi 10 décembre 2007, 06:23 - Poèmes
C'était…
C'était dans l'horizon du temps
Celui que l'on n'voit pas
Celui qu'est pas présent
Il croyait qu'un jour l'inviterait
Mais il ne savait pas
Que chacun bien sûr l'oublierait
C'était dans l'air du jour
De ne plus croire…
Toujours
Il pensait qu'il le verrait
Peut être … un jour
Mais ils l'avaient juste effacé
C'était dans l'ombre d'une étoile
Celle qui brille tout le temps
Qui dit : on met les voiles
Il songeait qu'ils rêveraient
Mais ils niaient tout le temps
Histoire de se croire vivant
C'était un bel espoir
Qui courrait dans le noir
Pour vous donner le temps
De vivre le présent
Mais vous n'le voyez pas
Caché derrière vos pas
samedi 8 décembre 2007
Truisme
Par Véro le samedi 8 décembre 2007, 07:20 - Poèmes
Truisme
Je n'ai rien
Rien qui n'est
A l'ombre du bosquet
Une mésange chante
Quel est donc ce freluquet
Qui près de moi médite
Il n'y a rien à regarder
Rien à penser
Rien à ronger
Je ne sais pas faire
Ce que tous faisaient
J'ai trop mal de pleurer
Cet inconnu qui passe
jeudi 6 décembre 2007
Un coeur ailleurs
Par Véro le jeudi 6 décembre 2007, 14:18 - Poèmes
Un cœur ailleurs
Il me faut changer de vie
Changer d'ennui changer d'envie
Trouver un cœur pour m'assurer
Que le mien peut encore aimer
Il t'a connu il s'est mordu
Mais il fut pris au dépourvu
Il n'a jamais vu le danger
Que cet amour pouvait créer
Il t'a aimé et t'aime encore
Mais cet amour là le dévore
S'il ne veut pas ici périr
Il doit être fort et partir
Tu l'as aimé il le savait
Mais tu ne peux te libérer
Alors tu le laisses partir
Pour lui offrir un avenir
Il a du mal à le comprendre
Il a connu un cœur si tendre
Mais il promet qu'à l'avenir
Sagement il va t'obéir
Il va chercher un cœur à prendre
Pour de nouveau bonheur te rendre
Il a compris que tu l'aimais
Et que c'est ce que tu voulais
mercredi 5 décembre 2007
Les fatigués
Par Véro le mercredi 5 décembre 2007, 14:16 - Ebauches
C'est la journée des fatigués
Des éreintés
Des épuisés
On se dirait bien de bouger
De remuer
De s'activer
Mais on ne peut même pas penser
Ni s'concentrer
Même pas bosser...
samedi 1 décembre 2007
Cancres conjugués
Par Véro le samedi 1 décembre 2007, 06:29 - Poèmes
Cancres conjugués
Je m’ancre ici
Tu cancres là
Ile qu’encre nous jette son cancre
Nous quand crions nous ?
Vous qu’encriez vide de tout
Ils ne font plus rien, cancres qu’ils sont….
vendredi 30 novembre 2007
Pause
Par Véro le vendredi 30 novembre 2007, 09:26 - Poèmes
« Pause »
Besoin de faire une pause
De reposer ma tête
De trouver quelque chose
Qui mette mon cœur en fête
Mon sourire est absent
Je sens l’hiver venir
Je voudrais maintenant
Pouvoir un peu dormir
Je ne sens plus mon cœur
J’ai peur qu’il ne s’éteigne
J’ai dû faire une erreur
Le ciel de ma nuit saigne
Je m'aime et ne m'aime pas
Par Véro le vendredi 30 novembre 2007, 06:27 - Poèmes
I - Je ne m'aime pas
Je m'aime et ne m'aime pas
Pouvez-vous comprendre ça ?
Que l'on me dise attachante
Intelligente ou même charmante ?
Cela me pose aucun problème
A dire vrai j'avoue que j'aime.
Mais si on me dit attirante
Alors je m'écrie : "Sois méfiante !"
Car j'ai beaucoup de mal à croire
Que mon corps on puisse vouloir !
Si j'avais une baguette magique
Et le droit d'une utilité
J'ose avouer sans hésiter
Que c'est mon corps que j'éradique !
II - Je m'aime
Pourtant je ne m'explique pas
Je rêve d'être dans tes bras
De me donner à corps perdu
Et me trouver devant toi nue
Et quand tu me dis fantasmer
Sur nos deux corps ainsi scellés
J'arrive même à espérer
Que ça devienne réalité
Tu m'enlèves tous mes complexes
Avec toi j'imagine le sexe
Et je peux même deviner
Mon corps image de ta beauté
mercredi 28 novembre 2007
Fourbe sincérité
Par Véro le mercredi 28 novembre 2007, 06:23 - Poèmes
Fourbe sincérité
Combien de l’être humain ne suis-je désolé
De cet homme et cette femme en qui j’ai espéré
Cette croyance en l’homme qui souvent m’a trompé
Un jour m’arrivera ne serai plus touché
Quelle autre vilenie pourrait encore me faire
Cette âme fourberie qui me ferait me taire
Celle qui me prendrait cœur et croyance d’un coup
Et me verrait finir cette vie à genoux
L’être n’est qu’infamie qui toujours se relève
Qui du mal se nourrit comme le cœur d’un rêve
Jamais il n’a de cesse de soudoyer son cri
Pour noyer la bassesse que cache ses écrits
Je me serais trompé lisant leur amitié
Qui dans tous leurs écrits signent sincérité
Elle n’en a plus le nom s’est fait débaptiser
Sincérité n’est plus l’homme fut son bûcher
lundi 26 novembre 2007
Le passé est un fardeau...
Par Véro le lundi 26 novembre 2007, 06:21 - Réflexion
"Le passé est un fardeau, le futur est illusion, seul le présent compte" A.D. le 01/09/04
"Le passé est un fardeau"… Le passé est ce que l'on est, ce grâce à quoi nous nous sommes construits. Le passé est toute notre vie, tout ce qui est en nous. Sans ce passé que serions-nous ? avons-nous imaginé une seconde ne plus nous souvenir de ce passé ? Amnésie totale ! Le blanc, le vide. Légèreté, inconscience de ce qui fût et a été. Inexistence…
Le passé est notre empreinte. Ce qu'il nous a appris nous permet de vivre l'avenir. De combattre nos peurs… Le passé est la base de toutes nos connaissances. C'est la canne sur laquelle on s'appuie pour ne pas chuter… Le passé c'est mon enfance… Le passé c'est mon amour, notre amour. Comment appeler ça un fardeau ? Il pèse certes lourd sur nos épaules, mais sans lui, nous n'aurions aucune expérience. Saurions-nous distinguer ce qu'est le bien du mal, la joie de la tristesse, le bonheur du malheur, la jouissance de l'ennui ? Ce passé est tout ce que j'ai, tout ce qui me relis à ce que j'ai vécu. Il n'est pas un fardeau, il est moi tout simplement.
"Le futur est illusion"… Le futur est incertain, il n'est pas illusion. L'illusion c'est se tromper sur les choses. Comment peut-on se tromper sur ce qui n'est pas ? Comment savoir qu'il y aura erreur sur ce qui va venir ? Le futur est le reflet de ce que l'on imagine, il sera illusion quand il sera devenu présent puis passé s'il ne correspond pas à l'image que nous nous en étions faite. Mais il ne peut être illusion à ce jour, dans l'ignorance de ce qu'il sera. Le futur a la couleur de ce qu'on veut bien lui donner. Certains lui donneront la couleur du bonheur, du rêve, de la joie… d'autres ne lui donneront aucune couleur car il sera pour trop incertain, voire inexistant. Le futur est ce que l'on voudra bien lui consacrer. Il sera tout ce qu'on va mettre en œuvre pour lui permettre d'exister. Le futur est l'avenir qui est à l'image de notre présent.
"Seul le présent compte"… C'est peut-être la seule chose avec laquelle je suis d'accord avec l'auteur. Seul le présent compte car là se trouve notre fardeau. La croix que l'on porte au quotidien. La peur d'avancer dans la méconnaissance d'un futur proche ou lointain. La peur de perdre ce qui était hier et qui ne sera plus demain. Seul le présent a un poids sur notre vie. Ce que je fais à l'instant pèse sur mon passé qui sera dès l'instant passé et sur mon futur qui en découlera. Mais comment faire pour que le présent ne soit pas la douleur de ce qu'il est ? Comment faire pour que le présent occulte ce qui a été et ne songe qu'à ce qui va venir ? Comment ne pas tenir compte de l'expérience que nous avons vécue pour s'ouvrir au présent d'un œil serein ? Quand la douleur de ce qui a été est omniprésente, quand la liesse qui fut nôtre, fait partie d'un passé que l'on regrette et que l'on a peur de plus avoir, comment accueillir le présent ?
VB le 02/09/04
samedi 24 novembre 2007
Folie douce, douce folie
Par Véro le samedi 24 novembre 2007, 08:31 - Poèmes
Folie douce, douce
folie
Quel est donc ce sentiment
Qui progressivement m'envahit
Quand t'attendant patiemment
Aucun message ne surgit
Je sens fébrilement
Mon corps glisser vers l'abîme
De cette incertitude
Et la solitude m'infirme
Mes yeux fixent inlassablement
Cet écran sur lequel va surgir
Le message annonçant ta venue
Ce moment immensément attendu
« billets précédents - page 2 de 4 - billets suivants »