Ecume d'une vie

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mercredi 7 novembre 2007

Sans rire

Le rire est paraît-il le meilleur remède

Alors pourquoi le mien s'est-il envolé

Je remue ciel et terre pour le récupérer

 

Je voudrais ne plus écrire

Ne plus entendre ces mots que j'ai envie de dire

mardi 6 novembre 2007

L'Etre de Vie

L'être de vie…

Un petit être dort
Boucles blondes, boucles brunes
Une petit être dort
Sans souci ni fortune

Un beau matin s'éveille
Et ses yeux écarquillés
Un beau matin s'éveille
Il a l'air enchanté

Ce petit être cher
A nos yeux tant aimé
Ce petit être cher
De nos cœurs sait jouer

Et sans difficulté
Il nous fait virevolter
Et sans difficulté
On veut tout lui donner

Mais un matin d'été
Comme tous ses amis
Mais un matin d'été
Vers le monde est parti

Nous laissant seul sans lui
La maison est sans bruit
Nous laissant seul sans lui
Il ne reste que nos vies

A cet être d'amour
Nous disons sans détour
A cet être d'amour
Nous t'aimerons toujours

lundi 5 novembre 2007

Juste Toi

Juste Toi

J'ai besoin de tes mains
Sur ma peau
Sur mon corps
Quand elles changent en satin
Mes joyaux
Mes trésors

J'ai besoin de ta bouche
Tout au creux
De mes reins
Quand elle me rend farouche
A tes jeux
A nos liens

J'ai besoin de tes yeux
Ton regard
M'ensorcelle
Quand ils se montrent heureux
Même le noir
Étincelle

J'ai besoin de ton âme
À la mienne
Accrochée
Elle est pour moi une arme
Pour ma peine
Effacer

samedi 3 novembre 2007

Parce que la nuit n'a pas de nom

Parce que la nuit n'a pas de nom



Ce soir ma nuit est comme cette page… blanche… Il est passé 2 heures et dans 3 heures il me faut me lever. Seulement voilà, le sommeil me fait la nique et refuse de m’accueillir.

Les pensées en ces lieux se bousculent et me bouleversent. Toute la noirceur de mon esprit se met à nue pour m’obliger à la contempler. Et je me laisse prendre au piège. Ce piège qui m’enferme et m’enfonce de plus en plus vers le gouffre infernal de la dépression. Pas un rayon de lumière ne veut pénétrer dans cette pièce obscure. Tout y fait si sombre.

Les marques rouges de ce réveil m’indiquent que le temps passe et que rien ne l’arrête. Et je suis là à contempler les secondes s’écouler, comme je regarde ma vie disparaître dans un brouillard épais. Aussi épais que celui de ce matin qui nous crachait sa bruine sur le visage. Rien, rien ne pouvait passer à travers cet épais manteau brumeux.

Et cette nuit aucun ange, aucune fée ne viendra me chercher pour adoucir les heures de l’attente. Mais l’attente de quoi ? De qui ?

Cette page devient mon reposoir… mon déversoir aussi. Qui saura la plaindre pour tout ce que je lui déverse ? Qui aura une attention pour elle ? Je suis là à n’en prendre aucune pitié, juste à pleurer sur elle, pleurer sur mon sort qui n’a rien de si pitoyable que cela. Non vraiment. Et pourtant. Où est cette lumière qui rayonnait tant ma vie ? Une lueur de bonheur qui un jour en eut assez de briller pour cette étoile qui n’en est pas une.

Le bonheur… on court toujours après… mais quand le saisit-on ? Sans s’en apercevoir un jour peut-être me dira-t-il : « j’étais là au fond de toi, mais tu ne me voyais pas » et si c’était vrai ? Où te caches-tu toi que j’espère en vain ? Où est donc ta tanière qui refuse de m’abriter ?

Avez-vous déjà vu une nuit si blanche pour un ciel si vide ? Aucune étoile pour me guider. L’insomnie est le refuge des déprimés. Elle seule sait les accueillir et les prendre dans ses filets. Une toile bien tissée dont on ne se sort jamais. Elle vous grignote peu à peu. Elle vous ronge sans que le sang ne se fige, ne laissant aucune marque visible juste un esprit noir et morbide. L’insomnie… faut-il s’en faire une amie ?

Il est des nuits où mes rêves me portent vers les cieux. Ces images qui dansent dans nos cœurs et qui nous mènent au bout du monde. Puis il y en a comme celle-ci où seules les minutes interminables vous agrippent par le col et vous montrent le chemin de votre misère.

Demain sera un jour difficile… dans l’attente de la prochaine nuit qui verra mes yeux se fermer pour t’accueillir. Toi le roi de mon domaine. Toi le rêve qui me hante. Toi le souvenir qui ne s’oublie jamais…

vendredi 2 novembre 2007

A vous mentir

A vous mentir...



J’ai le désir de vous écrire

Le désir de tout révéler

Mais le besoin de vous mentir

Est plus fort je dois l’avouer

 

J’ai le désir de vous décrire

Ce que je vis intensément

Mais j’ai trop peur de tout détruire

C’est pour cela que je vous mens

 

J’ai le désir de tout vous dire

Le désir de tout avouer

Mais je ne pourrais l’assouvir

Que si je me sais pardonnée

 

J’ai le désir de vous offrir

Tout ce que j’ai au fond de moi

Mais je ne peux que vous mentir

Pour vous garder auprès de moi

 

J’ai le désir de me blottir

Au creux de vous pour vous parler

Mais je ne veux anéantir

Ce qu’ensemble nous avons fondé

 

Alors je vais me retenir

Et continuer à me taire

Pour jouir encore du plaisir

Qui chaque jour m’est offert

mardi 30 octobre 2007

Pleurer de l'Intérieur

Pleurer de l'intérieur
Sans qu'une larme ne sorte
Emietter son coeur
Et bien en refermer la porte

29/10/07

lundi 29 octobre 2007

Petit Nuage

Petit nuage

Oh dis petit nuage
Veux-tu bien t'en aller
Toi qui me fais ombrage
En voulant t'installer

Certes ta beauté
En fait rêver plus d'un
Sans vouloir t'offenser
Je m'en passerais bien

Le soleil à lui seul
Resplendit dans le ciel
Il donne ce que tous veulent
Une peau couleur de miel

Passe donc ton chemin
Pauvre petit nuage
Peut-être que demain
Je voudrai ton passage

dimanche 28 octobre 2007

La Couleur du Bonheur

La Couleur du Bonheur

Je ne me donne plus l’occasion
De plonger dans mon inspiration
Je laisse les mots s’envoler
Et à tout jamais m’échapper

Pourquoi lorsque le ciel est bleu
Les mots ne coulent-ils plus des yeux
Pourquoi lorsqu’on côtoie le soleil
Les mots ne sonnent-ils plus pareil

Je ne laisse plus mon cœur s’émerveiller
Par la couleur de l’encre sur le papier
Je ne vois plus la douleur des maux
Griffonner mes plus beaux tableaux

Mon carnet s’est-il fermé au bonheur
N’en connaît-il pas la douceur
Pour qu’ainsi plus rien ne glisse
Sur ces pages si blanches et si lisses…

anti_bug_fck

M'enfermer avec toi

M'enfermer avec toi

M’enfermer avec toi
Dans une pièce unique
Et avoir comme toit
Le son de ta musique

Et ne plus faire qu’un
De nos deux corps à corps
Disparaître au matin
Dans de fougueux accords

Te savoir tout à moi
Et goûter à la sève
D’un monde où toi et moi
Nous aimerions sans trêve

Quintessence d'un amour impossible

Quintessence d'un amour impossible

J’aimerais retenir mes larmes
Ne te laisser que mes sourires
Mais ce soir je baisse les armes
Notre amour n’a plus d’avenir

Tu veux garder mon amitié
Ignorer que l’on s’est aimé
Mais jamais je n’arriverai
A te regarder sans t’aimer

Dès que le téléphone sonne
J’espère voir ton nom s’afficher
Entendre ta voix qui résonne
Dans mon cœur à jamais blessé

J’ai accédé à ta prière
Pour que tu trouves enfin la paix
Mais mon cœur est entré en guerre
Ce n’était pas ma volonté

J’aimerais t’aimer et te garder
Surtout jamais t’abandonner
Avec toi toujours partager
Ce bonheur dans l’intimité

Mais le bonheur n’est pas pour nous
L’adultère est toujours tabou
Je dois me taire je me résous
Et toi et moi ne fera plus nous
anti_bug_fck

Intrusion

Intrusion

Un mot de votre bouche
Et je me déshonore
En délaissant ma couche
Pour vous ouïr encore

Pour être auprès de vous
Et tout en moi sentir
Ce cœur qui devient fou
Me faisant défaillir

M'imprégner du parfum
Qui court sur votre peau
Et sentir votre main
Qui me parcourt le dos

Vos bras autour de moi
M'enserreraient si fort
Que mon corps pris d'émoi
Se perdrait pour éclore
anti_bug_fck

Portrait

Portrait

Elle et son fichu caractère
Dont elle ne peut se défaire
On la croit pleine de tendresse
Mais c'est une vraie tigresse

Sous son air de gentille
On découvre une vraie chipie
Attention un seul geste
Peut faire d'elle une peste

Un seul mot qui la blesse
Fait surgir sa faiblesse
Elle sort alors ses griffes
Et sur vous se rebiffe

Vous l'aurez deviné
De moi je veux parler
Je ne peux m'empêcher
En retour de frapper

Pourtant si tu savais
Comme je suis désolée
Mes mots une fois jetés
Génèrent mes regrets

Mais je suis bien trop fière
Pour faire marche arrière
Et pour te demander
Peux-tu me pardonner ?

anti_bug_fck

Chagrins

Chagrins

Séparations torturées
Retrouvailles enjouées
Samedi de bonheur
Dimanche des pleurs
Tristesse de te quitter
Joie de te retrouver
Tendresse de passage
Solitude à tout âge
Douleur à chaque instant
Douceur quelques moments
Chaleur de ton cœur
Froideur de tes rancœurs


Enfance assassinée
Tout le temps supportée
Mais  jamais acceptée…
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La Révoltée

La Révoltée

A toi la fille paumée
Toi qui te dit vilaine
Tu joues la révoltée
Et tu nous fais des siennes

Comment te faire comprendre
Comment puis-je t'expliquer
On est là pour t'entendre
Bien sûr qu’on veut t'aider

Je ne vais pas t'implorer
Ni te dire ce qu'il faut faire
Je ne vais pas te supplier
Tu mets trop de barrières

Pas besoin de colère
Pour tout ce qu'on te dit
Tu en veux à ta mère
Ça on l'a bien compris

Mais c'est pas une raison
Pour te faire incendiaire
Pour prendre sur ce ton
Nos moindres commentaires

Allez fait pas la tête
On va tous t'emmener
Viens, on va faire la fête
On va bien s'éclater

Il te faut oublier
Il te faut t'évader
Viens te changer les idées
Il faut plus y penser…
anti_bug_fck

Féeticide

Féeticide

Dans la folie de mes pensées
J’ai osé croire aux contes de fées
Mais la fée était trop cruelle
Pour rendre mon rêve bien réel

Elle m’a dit qu’il était pour moi
Qu’il me tendait bien grand les bras
Qu’il m’attendait qu’il m’espérait
Mais qu’il n’osait se l’avouer

Elle m’a dit qu’on serait heureux
Qu’on connaîtrait la vie à deux
Elle a fait de lui mon amant
Et m’a dit à vous maintenant

Avec nos cœurs d’adolescents
On a oublié le conscient
On a vécu intensément
Cet amour comme des enfants

Mais la vie nous a réveillés
Un matin nous a rappelé
Qu’on ne pouvait éternellement
Rester cachés rester amants

Alors dans nos rêves solitaires
On vit chacun son adultère
Les amants se sont séparés
Dans un amour inachevé

Je ne croirais plus aux contes de fées
Et plus jamais je n’aimerai
Ne me demandez plus de donner
Ce que j’ai tant à partager…
anti_bug_fck

Ce n'était pas le moment


Image1.jpg

Et de ma feuille jaillit l'éruption des mots
Crachant tel un volcan
Hurlant tel un chaos
Rien ne sera plus comme avant

De cette effusion de sang
Se déversent mes larmes au tout venant
Que dans le rouge fait donc ce blanc
Il n'a rien compris de l'instant

Les cris se meurent dans le néant
Pourquoi la peur
Pourquoi maintenant
Il n'était pas vraiment l'heure

Je n'ai plus rien de ce moment…
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Les Wagons de la Mort

Les wagons de la mort

Ils furent des milliers
Dans cet endroit parqués
En plein cœur de Paris
Et le monde les oublie

Ils furent des milliers
A êtres assassinés
Père mères et enfants
N’en sortirent pas vivants

Ils furent emmenés
Dans ces wagons plombés
Pères et mères séparés
Et enfants isolés

Les voisins étaient là
Mais ils ne bougeaient pas
Sauf pour les trahir
Les regarder partir

anti_bug_fck

Déchirure

Déchirure


Le ciel peu à peu s’assombrit
Emportant tout doucement ma vie
Plus un rayon de soleil ne passe
Devant mes yeux lumière s’efface

Plus rien ne me réjouit
De vivre, je n’ai plus envie
Je ne vois que notre déchirure
Que le mal que l’on endure

Ces rayons de soleil qui jadis
Faisaient de notre vie un paradis
Avec nos rancœurs s’en sont allés
Pour laisser place à notre adversité

Chacun trouvant les mots pour blesser
L’autre autrefois tellement aimé
Impossible de comprendre ce qu’il s’est passé
On ne cultive que le mal que l’on se fait

Où sont passés les jours heureux
Et les sourires de nos enfants radieux
Les avons-nous pour de bons enterrés
Pouvons-nous un jour les retrouver

J’aimerais tant revoir sur ton visage
Ce qui dans mon cœur faisait des ravages
Tes yeux briller lorsqu’ils me voyaient
Le sourire sur tes lèvres à mon arrivée…
anti_bug_fck

A Plume d'Elle

A plume d'Elle

A la volée
Plume d'hirondelle
Belle envolée
À tire d'aile
Un oiseau meurt
Sur le bitume
Meurtri le cœur
Plus qu'une écume
Je n'irai pas
Pleurer là haut
Mon corps est las
D'être un corps beau
*
Je sais qu'il chante
Ne m'en déplaise
Rien ne m'enchante
Force malaise
*
Etre un corps beau
Mon corps est là
Pleurer là haut
Je n'irai pas
Plus une écume
Meurtrie les cœurs
Sur le bitume
Chantent les chœurs
A tire d'aile
Belle envolée
Chante l'hirondelle
Auréolée
anti_bug_fck




Fin de moi
Arraché à la terre
Il n'y a plus d'espoir
Ce sang qui s'éparpille
Repeint le monde en noir
Est-ce une fin en somme
Qu'un peu de notre vie
S'échappe de la lie
Je sèche … je
Me noie

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